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#VivaTech 2026

2 fiches

Politique & Régulation

Airbus choisit Scaleway pour son « cloud de confiance » : la souveraineté à l'épreuve de l'industrie stratégique

Décryptage SFEIR (voix cabinet) de la décision, annoncée le 16 juillet 2026, d'**Airbus** de retenir **Scaleway** (groupe **iliad**) comme **« cloud de confiance »** pour héberger et moderniser ses applications métiers critiques et ses données les plus sensibles (conception d'aéronefs, ingénierie, production industrielle, opérations, propriété intellectuelle). Au terme d'un appel d'offres ouvert **début janvier 2026** comparant **dix candidats**, Scaleway l'emporte sur **trois critères** — capacités technologiques/IA, excellence opérationnelle, et surtout **garanties juridiques et de gouvernance** : juridiction européenne, protection réelle des données, **immunité au Cloud Act** américain. SFEIR insiste sur le **renversement de hiérarchie** : la gouvernance a pesé plus lourd que la fonctionnalité, alors que les hyperscalers US (Microsoft, Google, AWS) gardent une supériorité fonctionnelle qu'aucun européen n'égale « sur toute la ligne ». L'accord, pluriannuel et de montant confidentiel, **complète** (ne remplace pas) la stratégie **multicloud** d'Airbus — la doctrine défendue par le cabinet : composer un portefeuille où chaque atelier vit selon ses contraintes, en gardant le **pouvoir d'en changer** (réversibilité, cf. France Télévisions/ALIX déployée sans réécriture). L'enjeu réel est l'**IA souveraine** : faire tourner des modèles sur des données industrielles (simulation, maintenance prédictive, ingénierie assistée) suppose une **chaîne complète — calcul, entraînement, inférence — maintenue en juridiction de confiance**. Trois enseignements : un **seuil de crédibilité** franchi pour le cloud souverain européen ; **gouvernance > fonctionnalités** pour la donnée stratégique ; la souveraineté se construit **par étages** (infra → plateforme → modèle), et la partie décisive — la réversibilité de l'IA — se jouera dans les mois qui viennent.

#Airbus#Scaleway#iliad

SFEIR (voix éditoriale du cabinet)

Outils & Plateformes

ZML/LLMD : et si le « Docker des LLM » était français ?

Décryptage SFEIR (voix cabinet) du lancement, le 8 juillet 2026, de **LLMD** par la startup parisienne **ZML** (fondée par **Steeve Morin**, ex-VP Engineering de Zenly) : un serveur d'inférence qui fait tourner les LLM sur **cinq familles de puces** (NVIDIA CUDA, AMD ROCm, Google TPU, Intel oneAPI, Apple Metal) **depuis une seule base de code**. Thèse structurante : l'entraînement cède la vedette à l'**inférence**, où se jouent désormais le coût par token, la latence et surtout la **dépendance au silicium**. Le pari de ZML — résumé par la devise *model to metal* — est de **découpler le modèle du matériel** via un compilateur en **Zig + MLIR** produisant un binaire natif hermétique, sans Python dans le chemin d'exécution, exposé par une **API compatible OpenAI**. Deux briques, deux licences : **ZML** (framework, Apache-2.0, >90 % Zig) est open source ; **LLMD** (serveur) ne l'est pas, gratuit au lancement. L'article lit l'objet sous trois angles cabinet — **FinOps du token**, **liberté d'architecture** (Design to Exit), **souveraineté** (puces européennes émergentes, intégration dans le processeur VSORA Jotunn8) — puis livre un verdict sans complaisance : c'est une **alpha**, à mettre « sous surveillance active », pas à basculer aujourd'hui.

#Inférence LLM#serving#ZML

SFEIR (voix éditoriale du cabinet)