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#place de marché

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Économie & Marché

Philippe Corrot, fondateur de Mirakl

Entretien radio de **54 minutes** avec **Philippe Corrot**, cofondateur et co-CEO de **Mirakl**, dans *Les Pirates de l'IA* présentée par **Éric Hazan** (RCJ), épisode de rentrée diffusé le **20 septembre 2026** (volume 10), en trois parties séparées par des pauses musicales. **(A)** Le parcours, daté : **Keyrus** en 1997 (agence web, revendue à **Progiware** en 2000), **Mayrev** dans l'accessoire de mode, puis **Splitgames** — place de marché du jeu vidéo — rachetée par la **Fnac** en 2008, dont les deux associés dirigent la marketplace trois ans avant de créer **Mirakl** avec **Adrien Nussenbaum**. **(B)** L'exposition de l'éditeur à ce qu'il nomme la *« SaaSpocalypse »*, décomposée en deux mécanismes : la tarification **au siège**, dont Mirakl est exempt puisqu'il prélève un pourcentage **sur les transactions** — *« que ce soit une IA qui achète ou un client physique, pour nous ça ne change rien »* — et la réécriture d'un logiciel par un modèle, qu'il juge improbable à court terme parce que *« Mirakl, ce ne sont pas que des lignes de code »* mais une infrastructure de près de **100 000 vendeurs** connectés. **(C)** La transformation interne, avec une méthode partant des **livrables** et remontant la chaîne, la fusion des équipes documentation, support et formation, et l'agent **OneHelp** : à effectif constant, satisfaction client **×2** et utilisateurs du support **×10**. **(D)** La partie prospective, où il répond *« oui »* à la question d'une *job apocalypse*, tient le **revenu universel** pour une question à poser, et met en cause le code du travail et l'absence de vision française. Réserve posée par l'invité lui-même : *« ce que je vous dis, c'est vrai pour les six prochains mois »*. Prolonge côté éditeur [[bain-ai-rule-of-40-headwinds-tailwinds-saas-2026-04]].

#place de marché#marketplace#modèle de plateforme

Philippe Corrot · cofondateur et co-CEO de Mirakl · interrogé par Éric Hazan dans *Les Pirates de l'IA* (RCJ).

Économie & Marché

Giving agents the ability to pay

Annonce produit publiée sur le blog **Stripe** le **29 avril 2026** par **Dan Hill** (Product Manager, Link Consumer Product), dans le prolongement de la keynote **Stripe Sessions 2026** : le lancement du **portefeuille Link pour les agents**, bâti sur une brique nouvelle, **Issuing for agents**. **Le diagnostic tient en une phrase, et c'est la plus importante du texte** : *« While machine payments protocols are still gaining adoption, agents need to work with the payment options sellers and consumers use today. »* → **Stripe acte que les protocoles de paiement machine-natifs ne sont pas prêts, et livre un contournement des rails existants plutôt qu'un pari sur les nouveaux.** **Le mécanisme** : un consommateur donne à un agent l'accès à son portefeuille Link par un **flux OAuth standard** ; l'agent émet ensuite une *spend request* et reçoit soit une **carte à usage unique**, soit un **Shared Payment Token** — adossés aux cartes et comptes bancaires déjà présents dans le portefeuille. Point cardinal : *« The agent never gets access to your raw payment credentials. »* Le justificatif est **scopé** (montant, devise, marchand) et l'agent doit fournir le **contexte de la transaction** pour que l'humain comprenne ce qu'il approuve — l'exemple donné en CLI est explicite : `amount 3500`, `merchant-name "Powdur"`, `context "Purchasing the Powdur Glow Renewal Vitamin C Serum as a gift for $35."`. **La contrainte structurante est temporelle et assumée** : *« Today, each request requires the person's review before the credential is shared with your agent »* — approbation **humaine, transaction par transaction**, sur le web ou dans les **nouvelles applications iOS et Android** de Link. Les limites de dépense et les cas où l'agent agirait **sans approbation supplémentaire** sont annoncés, pas livrés. **Le second étage est le vrai produit d'infrastructure** : **Issuing for agents** ouvre l'ensemble des API Issuing à qui veut bâtir son propre portefeuille agentique — cartes virtuelles à usage unique, stockage de fonds, contrôles de dépense, permissions au niveau de la carte, contrôles antifraude **à l'autorisation**, visibilité temps réel. Quatre débouchés sont cités : automatisation de la dépense interne, cartes agentiques encastrées chez les **fintechs**, plateformes **SaaS verticales** émettant des cartes aux PME sous leur marque, **places de marché** dont les agents vendeurs paient fournisseurs et logistique. **Argument de distribution** : Link revendique **plus de 200 millions de consommateurs**, et l'article cite **OpenClaw** comme exemple d'agent personnel bénéficiaire. **Deux réserves à porter en tête** : l'approbation par transaction est présentée comme une commodité de conception alors qu'elle est **l'aveu que l'autorisation déléguée d'un agent n'est pas résolue** ; et le stablecoin, les *agentic tokens* et « d'autres moyens de paiement » sont tous au **futur** (*« coming soon »*).

#Stripe#Link#portefeuille pour agents

**Dan Hill** — Product Manager · **Link Consumer Product** chez Stripe. Auteur de l'annonce sur le blog Stripe · rubrique *Product*. Le rattachement au produit *Link Consumer* est significatif : l'annonce est écrite depuis le **portefeuille grand public** · pas depuis l'équipe protocole ni depuis Issuing — ce qui explique que le consentement de l'utilisateur final structure tout le texte.