Le 8 octobre 2026, Thomas Kurian, CEO de Google Cloud, présente à Gemini at Work 2026 le Gemini agent, décrit comme un agent universel pour le travail. Il répond aux questions, traite le travail de connaissance, crée images et médias, écrit et exécute du code, depuis une seule interface et une seule API. L'utilisateur lui confie des objectifs plutôt que des instructions et revient à un résultat terminé. Kurian s'appuie sur des chiffres d'adoption : près de 500 clients ont chacun traité plus d'un billion de jetons sur l'année, près de 80 % des clients utilisent les produits d'IA de Google Cloud et près de 90 % du Fortune 100 utilisent Gemini Enterprise.

L'architecture repose sur cinq principes. L'agent est unifié : il converse, travaille de façon autonome, planifie des tâches ou réagit à des événements. Il est accessible partout, y compris Microsoft 365 et Slack, et peut fonctionner sans interface. Son exécution est persistante dans le cloud, avec une mémoire unique quel que soit le canal. Il orchestre des sous-agents temporaires et des agents collègues dotés d'une identité et d'un stockage propres. Enfin, le modèle est un choix distinct de l'agent : Gemini choisit pour chaque tâche entre les modèles Gemini et les modèles Claude d'Anthropic, d'autres modèles devant suivre.

agent universel pour le travail

— Thomas Kurian — CEO de Google Cloud ; billet du blog Google Cloud adapté de sa keynote. , cloud.google.com

Trois briques le rendent utile : un registre d'outils, avec connexion à tout serveur MCP ; un registre de skills, global, départemental ou personnel ; et quatre mémoires (session, sémantique, procédurale, épisodique). Dans Workspace, Gemini opère dans Gmail, Drive, Docs, Slides, Sheets, Chat et Calendar, en assistant personnel, en délégation proactive ou en agent membre de l'équipe avec son propre compte.

Côté données, de nouvelles skills servent les ingénieurs data et ML (code PySpark, notebooks, entraînement, correction de pipelines) et les métiers (rapports opérationnels enregistrés, exécutables sans coût de jetons). Elles s'appuient sur le Knowledge Catalog, qui définit une fois les termes métier, sur Smart Storage, qui enrichit les données non structurées en place, et sur le Borderless Lakehouse, qui interroge S3, Azure et des tables Iceberg sans copie. Bloomberg Media rapporte un gain de 63 % de précision des requêtes SQL. Des spécialisations existent en préversion pour les services financiers et le droit, avec héritage des permissions et des murs éthiques des plateformes documentaires.

La gouvernance est ramenée à quatre questions : identité, permissions, traçabilité, et ce que l'agent ne doit jamais toucher. Chaque agent a une identité attestée, des droits minimaux, un journal d'audit à son nom, un bac à sable réseau et un passage obligé par Agent Gateway, pare-feu qui applique les politiques de l'organisation. Pour les coûts, Google propose l'orchestration multi-modèles, le routage intelligent et des plafonds de dépense par projet. Il cite une baisse de 98 % du prix par jeton depuis 2024 et un gain de 80 % de rapport prix-performance du TPU 8i.

Le reste du billet recense des déploiements par région (Europe, Asie-Pacifique, Amérique latine, Amérique du Nord) et trois engagements : retirer la friction, supprimer la complexité par une pile intégrée, garder les données chez le client.